Mood: Enjoy.
Listenin' to: Cafe Del Mare < Volume 6. Magnifique.
Nous étions chez A; et bien que son impérieuse appartement était vaste, nous étions tous regroupés sur le plancher, en rond à nous observer mutuellement la plupart du temps. M était là. Elle ne me jeta même pas un regard durant toute cette apres midi, bien que j'essayais de capter son regard, elle déjouait toutes mes tentatives. Je crois même qu'elle ne s'en rendit même pas compte. Je le voyais bien A, me regarder du coin de l'oeil, épier mes mouvements. Il s'était toujours montrer particuliérement observateur, presque tout autant que moi. Mais cette insistance me gênait. L, me semblait bien ailleurs, peut être tout aussi tourmenter que moi. Ou peut être était ce juste ce qu'il tenait fermement entre ces deux doigts, qui le mettait dans cet état; J'ecoutais attentivement le bruit de leurs rires tonitruants et chahuteurs. Ca me rassurait. Un leger rayon de soleil parvint à émaner du temps Brumeux, et Maussade. Il venait illuminer leur mines éblouis de sourires et resplendissantes. Je m'en rejouissais bien que je remarquais à ce moment là, que justement l'été avait touché à sa fin, et que ce temps Maussade ne cesserait pas de ce degrader. Ma tête commencait à tourner promptement, l'alcool faisait son effet, la drogue jouait son Jeu. Et leurs rires me paru dans cette état être davantage cacophoniques, comme fournisseur de bruits de fond désagréable incessant. J'essayais de reconnaitre parmis la Foule, une tête familiére. Il n'en fut rien. Je visualisais cette instant intense, en pensant déjà au moment ou tout cela ne serait plus qu'un souvenir. Ca me fit repenser fatalement aux souvenirs imperissables qu'apporte le passé. Aux dernieres conquêtes, aux dernieres illusions amicales. Je voyais bien qu'ils ne cessaient d'avancer et que je commencais déjà à faire partit de leur passé. Cette vérité troublante ne tarda pas à devenir la cause de mes tourments. Les moutles cauchemars qui denué mon sommeil de toute quiétude, ressurgirent subitement et je repensais aux scenarios cauchemardesques recurrents. Je parcourais l'une des augustes salles en faisant les cents pas tout en me disant que ce fut fort lassant d'avoir à s'insurger contre la trahison omniprésente, contre toutes ces relations cauteleuses. Je me suis dis dans un bréve moment d'égarement que j'avais envie d'être dans ses bras. Puis, l'idée subite et incongru me vient, qu'il ne m'avait jamais prit dans ses bras. Je me consolais en me disant que s'il ne l'avait jamais fait, c'était par pudeur ou simple timidité; sans vouloir admettre l'eventualité qu'il pourrait ne jamais en avoir eprouver l'envie. Je me disais également que de toutes façons, ces choses là n'étaient pas pour moi et que je n'aurais jamais su le recevoir convenablement. Je pensais encore qu'il méritait de subir un aphorisme pour executer ma vengeance devastatrice. Je ne voulais pas qu'il pense pouvoir s'en sortir en toute impunité de son état velléitaire. Mais apres tout, la vie m'avait bien vengé, et rien qu'en l'observant, chancelant, j'ai contasté qu'il avait payé son du . Pourtant, à ma stupefaction, je n'eprouvais pas tant d'exaltation à voir son mal-être. J'aurais juste esperer que quelqu'un soit là pour me dissuader de mes choix imprudents, de mes désires, d'être moi même. Je m'abime d'être moi même. Je me suis alors tournais de nouveau vers eux, car apres avoir vagabonder dans les recoins de ma mémoire, je compris que je n'eus guere connu mieux. Que je n'avais rien à envier à mon passé. Que ce que je vivais dans le présent, me convenais bien mieux que tout ce que j'avais connu jusque là. Je savais bien que ma réaction était disproportionné compte tenu des circonstances mais il m'était absoluement impossible de vivre le moment sans être envahit de sentiments coupables ou accusateurs. Je savais pourtant qu'il ne fallait pas que je me focalise sous tout les élements manquants de mon existence; mais davantage que je sache enfin apprecier tout ce que j'avais acquis désormais. Ils étaient tous là, toujours en train de rire, en ingurgitant moultes substances illicites. Et bien que ceci fut malsain, il y avait une telle harmonie, une fulgurante chaleur Humaine . On ressemblait malgré nous à des personnages de Sitcom, chic & Bourgeois, ou Populaires et Grossiers. Je compris qu'aucun de nous ne savait réellement ce qu'il faisait là, ou que serait la suite. Mais on savait tous pertinemment les erreurs que l'on commaissaient en toute âme et conscience. C'était peut être les similitudes sur ce que nous savions et ignorions qui nous rapprochait tellement, qui constituaient notre groupe.
Tout était là, de l'auto destruction, de l'auto-derision, des rires, de la Complicité. Il manquait juste, je crois, quelque chose pour parfaire le décor aux allures idylliques; C'était sans doute la quiétude des âmes apaisées.
Ou bien alors, quelque chose m'échappe.
Don't Let Them Get Me.
You've Got Me.